Le malaise grandissant d’une « culture des armes » américaine

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La « culture de l’arme » est très importante aux États-Unis. Une arme est l’emblème de la protection du foyer. Tout américain doit en posséder une pour pouvoir défendre sa famille. Aujourd’hui, le port d’armes aux États-unis est donc montré comme une nécessité. Ancrées dans la culture américaine, les armes ont été autorisées dans le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis. On peut en dénombrer au minimum 270 millions dans tout le pays.

Le problème de cette présence prépondérante des armes est que chaque américain en montrant sa carte d’identité peut s’en procurer une, même s’il existe certaines restrictions avec un contrôle d’antécédents psychiatriques et judiciaires. Une arme peut être offerte par une banque lors de l’ouverture d’un compte ou lors d’anniversaire en famille. Les meurtres (11 000 personnes tuées chaque année), les accidents, et les braquages sont donc fréquents, au vu de l’actualité. Les enfants en sont de même touchés, puisqu’il existe des armes spéciales enfants. L’accident récent, représentatif de ce malaise, du jeune garçon de 5 ans tuant sa soeur par inadvertance avec son arme offerte pour Noël, reste ancré dans les mémoires.

Barack Obama a essayé de lancé un débat sur un projet de loi, le 11 Avril 2013, après le choc de la tuerie de Newton. Ce texte visait à mieux contrôler les acheteurs d’armes. Le Sénat a rejeté cette proposition, comme la plupart des américains attachés à cette « culture de l’arme ».

Doit-on attendre encore d’autres tueries, similaires à celle de Newton, avant d’opérer un changement ? Doit-on encore prendre la vie d’innocents américains, avant que cette société ne comprenne qu’il faut changer « cette culture de l’arme » ?

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L’esclavage des temps modernes: « Les usines à bébé »

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Le trafic d’êtres humains représente l’esclavage moderne. Les trafiquants utilisent les mêmes facteurs qu’autrefois lors de l’esclavage, c’est-à-dire la séquestration, la violence, la menace, la contrainte, l’absence de liberté … Ce trafic est présent sous différentes formes par exemple le trafic d’organes. Les victimes sont majoritairement les enfants et les femmes soumises à des sévices sexuels.

Vendredi 10 Mai 2013, un réseau d »usine à enfant a été démantelé au Nigeria. Selon un rapport de l’Union européenne, le trafic d’êtres humains y est le plus répandu. C’est dans la ville d’Umuoka que la  façade d’orphelinat ou de refuge pour femmes enceintes, la « maison Ahamefula de bébé sans mère », s’est écroulée pour laisser place à l’horreur d’un trafic d’enfants.

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La police y a retrouvé 17 jeunes filles enceintes, âgées de 14 à 17 ans, et 11 enfants en bas âge destinés à la vente. Ces femmes enceintes d’un seul homme de 23 ans déclarent n’avoir été nourries qu’une fois par jour et ne pouvoir quitter la maison. Elles auraient récupéré entre 25 000 et 30 000 nairas selon le sexe de leur bébé,  (c’est-à-dire moins de 150 euros) .  La femme ayant organisé ce trafic est toujours en fuite et le jeune homme est en prison.

Ce phénomène « d’usine à bébé » existait déjà auparavant puisqu’en mai 2011 et en octobre 2011, 49 jeunes filles ont été libérées par la police. Cette pratique de trafic d’enfants est très courante au Nigeria et dans une dizaine de pays d’Afrique. C’est en 2008, que les raids de police ont pu découvrir ces « usines à bébé » ou ces « élevages d’enfants ». Nombreuses de ces affaires doivent être traitées dans les tribunaux nigériens. Ce trafic fournissait des pédophiles ou des exploitations de mines et agricoles.

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