L’illusion de paix des accords de Minsk

Minsk une illusion de paix

L’Ukraine et la Russie ont signé des accords à Minsk en présence de Angela Merkel et François Hollande lors du sommet de paix dit de « la dernière chance » ce jeudi 12 février.

La crise en Ukraine a commencé lors du refus du gouvernement de Ianoukovitch la signature d’ accords avec l’Union Européenne, le mouvement Euromaidan a finalement renversé le pouvoir. Dans ce climat d’incertitude, la Crimée s’est rattachée à la Russie après un référendum que l’Ukraine ne reconnaît pas. Depuis une guerre civile se déroule dans l’est du pays entre les ukrainiens et les pro-russes.

Les accords de Minsk ont mis en place un cessez-le-feu qui devrait commencer le samedi 14 février à minuit local or la question est de savoir si les combats s’arrêteront vraiment. Ce vendredi et ce samedi les combats ont été très meurtriers faisant plus de 38 morts dans l’est de l’Ukraine dont 16 civils.

Après 16h de négociations, les accords de Minsk 2 évoquent une lueur d’espoir pour la fin des combats. Cependant à quelques heures du cessez-le-feu, le président Porochenko lors d’une rencontre avec le premier ministre hongrois Viktor Orban à Kiev, dénonce la hausses des attaques russes et de ce fait l’irrespect de l’accord. Le président ukrainien a déclaré qu’il allait s’entretenir au téléphone avec Angela Merkel, François Hollande et Barack Obama sur la situation dans l’est du pays, et sur les combats qui se sont finalement intensifiés.

Si les accords de Minsk ne sont pas respectés, la sphère internationale, dont les membres G7 (Canada France Allemagne Italie Japon Royaume Uni et Etats-Unis), a promis de grandes sanctions, dans un communiqué transmis par le président français. Cela signifie qu’il y aurait des sanctions contre ceux qui « n’observent pas le cessez-le-feu global agréé ainsi que le retrait des armes lourdes », ainsi cité dans le texte des accords de Minsk.

De manière global, la question ukrainienne ne serait pas réglée puisqu’aucune solution n’a été trouvé sur l’avenir de l’est séparatiste, cependant une « lueur  d’espoir » reste présente afin d’imposer la paix.

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