Actualité du 18/06/2014

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Les autorités compétentes sont au courant de la présence d’armes chimiques en Syrie. En effet, en octobre 2013, une attaque au gaz sarin a fait de nombreuses victimes. Ce mercredi, les enquêteurs de l’OIAC (Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques) ont confirmé la présence « systématique » du chlore comme arme chimique. Cet agent, très irritant pour les voies respiratoires, aurait été utilisé selon le Quai d’Orsay lors de quatorze attaques, depuis octobre. La Syrie n’a pas l’obligation de déclarer le chlore en tant qu’arme chimique puisque cet agent reste utilisé dans le secteur industriel. Depuis octobre 2013, la Syrie, intégrée à la convention sur l’interdiction des armes chimiques, doit voir son arsenal démanteler à travers un accord russo-américain avant le 30 juin.

Depuis le mois de mai, un bras de fer se déroule entre la plateforme de musique Youtube et les labels de musiques indépendants. La plateforme prépare un service de musique payant mais le taux de rémunérations ne convient pas aux maisons de disques indépendantes. Robert Kynccl, en charge des affaires commerciales et des contenus pour Youtube, avait d’ailleurs déclaré que si les maisons de disques ne signaient pas le contrat avec Google, alors leurs musiques seraient supprimées. Ainsi, les clips d’artistes indépendants comme Adèle et Arctic Monkeys ne seront plus disponibles d’ici peu.

L’Union Africaine réintègre l’Egypte et la Guinée-Bissau. L’Egypte avait été suspendue en juillet 2013 après le coup d’état de l’armée qui avait renversé Mohamed Morsi. Ce président avait été démocratiquement élu en juin 2012, après la destitution d’Housni Moubarak. L’Union Africaine va cependant à l’encontre de ses règles puisque le gouvernement en place reste l’armée avec à sa tête Abdel Fattah al-Sissi, et non un gouvernement démocratiquement élu comme le stipule l’union.

L'Union Africaine réintègre l'Egypte et la Guinée-Buissau

La Syrie, un conflit qui divise le monde

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Les conflits présents au sein de la Syrie

La complexité de ce conflit ne peut pas être pris à la légère. Cet espace géographique, comme l’explique Ouest-France, est en proie à trois sortes de conflits : la guerre civile syrienne contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, le problème entre les sunnites et les chiites et l’influence russo-américaine très présente sur le territoire.

Une question qui fâche

Les États-Unis et la France, lors du G20, ont pris position de vouloir intervenir contre le régime de Bachar Al-Assad, au détriment de preuve. Ces deux puissances doivent se heurter au reste du monde notamment au veto de la Russie et de la Chine qui depuis deux ans bloquent toute condamnation du régime syrien.

Chaque pays prend position en mettant en avant ses intérêts personnels et économiques puisque par exemple le problème syrien affecte l’économie pétrolière. La Russie, deuxième producteur de pétrole au monde, en bloquant l’offensive des américains et des français, augmente ses prix et ses échanges pétroliers car le conflit empêche les pays arabes de vendre leur pétrole. (Métro)

Aucune avancée n’a donc été présentée lors du G20 face aux divergences russo-américaines qui ont réouvert les plaies d’une « guerre  froide » pas si lointaine. Le monde entier est touché par ce conflit qui prend de plus en plus d’ampleur au fil du temps. Cependant peu de pays souhaitent une intervention ; tels que le Brésil, l’Argentine, l’Inde, L’Afrique du sud, le Mexique… Cela semblerait aggraver une situation déjà assez complexe aux yeux du monde, et il pourrait y avoir une « violation du droit international et de la charte de l’ONU » sans la présence de preuves tangibles. Seule une intervention par le biais de l’ONU semble possible.

Bachar Al-Assad confiant et menaçant

Bashar Assad

Bachar Al-Assad confiant, notamment grâce à l’appui de la Chine et la Russie, avait déclaré « si les américains et les français ou les britanniques disposaient d’une seule preuve ils l’auraient montré dès le premier jour » (Libération) après avoir été accusé d’utiliser des armes chimiques.  « Quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les Etats-Unis et la France d’avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples » a-t-il ensuite ajouté. Le représentant syrien a finalement décidé de placer toutes armes chimiques sous contrôle international après un arrangement avec la Russie et non pas face à « la menace américaine » (télévision russe).

Dans cette tourmente médiatique, Bachar Al-Assad a menacé et mis en garde notamment la France, si celle-ci devait intervenir sur le territoire syrien. Il pourrait en effet y avoir des « propagation du terrorisme en France ». Dans une interview pour le Figaro, le président syrien a clairement déclaré son opposition à la volonté française d’intervenir :« le peuple français n’est pas notre ennemi mais dans la mesure où la politique de l’Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi ».

Une aide paradoxale ?

L’un des rapports de L’ONU (15 mai-15 juillet) mettait en lumière le problème des massacres récurrents présents dans le camp des rebelles comme dans celui des forces syriennes. Il semble impossible de pouvoir aider ni l’un ni l’autre selon les critères mis en avant. En effet, les exécutions sommaires, les prises d’otages et les bombardements de zones civiles des rebelles rappellent les massacres de civils, les bombardements d’hôpitaux et les crimes de guerre des forces syriennes. Peut-on vraiment choisir lequel des camps mérite le plus d’aide de l’extérieur en continuant ses méthodes sanguinaires ? Faut-il vraiment porter un jugement sur les actions des forces syriennes et oublier celles des rebelles ?

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Il faudra cependant attendre le lundi 16 septembre 2013, le rapport de l’ONU sur les armes chimiques et qui est l’auteur de cette attaque barbare pour connaître l’issu des pourparlers, de l’intervention franco-américaine et ainsi du conflit. Faudra-il intervenir en Syrie si le rapport de l’ONU ne met pas en avant une attaque chimique par le gouvernement syrien lui-même ?