Actualité du 20/05/2014

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La Malaisie et l’opérateur britannique de satellite Inmarsat ont annoncé qu’ils allaient rendre publique les images satellites du vol MH370, avion de la Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars 2014 au-dessus de l’océan Indien. Ces images pourront permettre aux proches des victimes de faire une enquête indépendante afin de recréer la trajectoire de l’avion jusqu’à sa chute. Les recherches en mer n’ont cependant pas permis de retrouvé la carcasse de l’avion.

La Colombie est en deuil depuis dimanche. 31 enfants sont morts dans l’incendie de leur bus, qui revenait d’une cérémonie religieuse, dans le nord du pays. 24 enfants ont été gravement brûlés. Selon les premiers éléments de l’enquête le chauffeur conduisait sans permis, et le nombre de personnes à bord était plus élevé que celui autorisé pour ce type de véhicule. Il aurait continué à rouler alors que l’essence coulait du véhicule, selon certains témoins.  Après l’accident, le chauffeur s’est enfui, il s’est finalement ensuite rendu à la police. Les enquêteurs étudient la piste d’une utilisation d’essence de contrebande ou d’un défaut mécanique sur le véhicule.

Un groupuscule néonazi a été démantelé dans le Doubs. Une demi-douzaine dse membres du groupe « Blood & Honour C18 » ont été interpellés vers Morteau dans le Doubs. Seuls trois ont ensuite été placés en garde à vue. Les deux frères interpellés ont déjà été condamnés pour des violences à propos racistes. Depuis deux semaines, ce groupe monte en puissance. Dernièrement une photographie montrant des hommes cagoulés portant des armes de guerre a été publiée. Sur celle-ci, ils s’exprimaient en disant qu’ils étaient « prêt à passer à l’acte ». Ce groupe est surveillé depuis un certain temps puisqu’ il célèbre tous les anniversaires d’Hitler et prône des idéaux néonazis.

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La Syrie, un conflit qui divise le monde

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Les conflits présents au sein de la Syrie

La complexité de ce conflit ne peut pas être pris à la légère. Cet espace géographique, comme l’explique Ouest-France, est en proie à trois sortes de conflits : la guerre civile syrienne contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, le problème entre les sunnites et les chiites et l’influence russo-américaine très présente sur le territoire.

Une question qui fâche

Les États-Unis et la France, lors du G20, ont pris position de vouloir intervenir contre le régime de Bachar Al-Assad, au détriment de preuve. Ces deux puissances doivent se heurter au reste du monde notamment au veto de la Russie et de la Chine qui depuis deux ans bloquent toute condamnation du régime syrien.

Chaque pays prend position en mettant en avant ses intérêts personnels et économiques puisque par exemple le problème syrien affecte l’économie pétrolière. La Russie, deuxième producteur de pétrole au monde, en bloquant l’offensive des américains et des français, augmente ses prix et ses échanges pétroliers car le conflit empêche les pays arabes de vendre leur pétrole. (Métro)

Aucune avancée n’a donc été présentée lors du G20 face aux divergences russo-américaines qui ont réouvert les plaies d’une « guerre  froide » pas si lointaine. Le monde entier est touché par ce conflit qui prend de plus en plus d’ampleur au fil du temps. Cependant peu de pays souhaitent une intervention ; tels que le Brésil, l’Argentine, l’Inde, L’Afrique du sud, le Mexique… Cela semblerait aggraver une situation déjà assez complexe aux yeux du monde, et il pourrait y avoir une « violation du droit international et de la charte de l’ONU » sans la présence de preuves tangibles. Seule une intervention par le biais de l’ONU semble possible.

Bachar Al-Assad confiant et menaçant

Bashar Assad

Bachar Al-Assad confiant, notamment grâce à l’appui de la Chine et la Russie, avait déclaré « si les américains et les français ou les britanniques disposaient d’une seule preuve ils l’auraient montré dès le premier jour » (Libération) après avoir été accusé d’utiliser des armes chimiques.  « Quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les Etats-Unis et la France d’avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples » a-t-il ensuite ajouté. Le représentant syrien a finalement décidé de placer toutes armes chimiques sous contrôle international après un arrangement avec la Russie et non pas face à « la menace américaine » (télévision russe).

Dans cette tourmente médiatique, Bachar Al-Assad a menacé et mis en garde notamment la France, si celle-ci devait intervenir sur le territoire syrien. Il pourrait en effet y avoir des « propagation du terrorisme en France ». Dans une interview pour le Figaro, le président syrien a clairement déclaré son opposition à la volonté française d’intervenir :« le peuple français n’est pas notre ennemi mais dans la mesure où la politique de l’Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi ».

Une aide paradoxale ?

L’un des rapports de L’ONU (15 mai-15 juillet) mettait en lumière le problème des massacres récurrents présents dans le camp des rebelles comme dans celui des forces syriennes. Il semble impossible de pouvoir aider ni l’un ni l’autre selon les critères mis en avant. En effet, les exécutions sommaires, les prises d’otages et les bombardements de zones civiles des rebelles rappellent les massacres de civils, les bombardements d’hôpitaux et les crimes de guerre des forces syriennes. Peut-on vraiment choisir lequel des camps mérite le plus d’aide de l’extérieur en continuant ses méthodes sanguinaires ? Faut-il vraiment porter un jugement sur les actions des forces syriennes et oublier celles des rebelles ?

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Il faudra cependant attendre le lundi 16 septembre 2013, le rapport de l’ONU sur les armes chimiques et qui est l’auteur de cette attaque barbare pour connaître l’issu des pourparlers, de l’intervention franco-américaine et ainsi du conflit. Faudra-il intervenir en Syrie si le rapport de l’ONU ne met pas en avant une attaque chimique par le gouvernement syrien lui-même ?

Le malaise grandissant d’une « culture des armes » américaine

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La « culture de l’arme » est très importante aux États-Unis. Une arme est l’emblème de la protection du foyer. Tout américain doit en posséder une pour pouvoir défendre sa famille. Aujourd’hui, le port d’armes aux États-unis est donc montré comme une nécessité. Ancrées dans la culture américaine, les armes ont été autorisées dans le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis. On peut en dénombrer au minimum 270 millions dans tout le pays.

Le problème de cette présence prépondérante des armes est que chaque américain en montrant sa carte d’identité peut s’en procurer une, même s’il existe certaines restrictions avec un contrôle d’antécédents psychiatriques et judiciaires. Une arme peut être offerte par une banque lors de l’ouverture d’un compte ou lors d’anniversaire en famille. Les meurtres (11 000 personnes tuées chaque année), les accidents, et les braquages sont donc fréquents, au vu de l’actualité. Les enfants en sont de même touchés, puisqu’il existe des armes spéciales enfants. L’accident récent, représentatif de ce malaise, du jeune garçon de 5 ans tuant sa soeur par inadvertance avec son arme offerte pour Noël, reste ancré dans les mémoires.

Barack Obama a essayé de lancé un débat sur un projet de loi, le 11 Avril 2013, après le choc de la tuerie de Newton. Ce texte visait à mieux contrôler les acheteurs d’armes. Le Sénat a rejeté cette proposition, comme la plupart des américains attachés à cette « culture de l’arme ».

Doit-on attendre encore d’autres tueries, similaires à celle de Newton, avant d’opérer un changement ? Doit-on encore prendre la vie d’innocents américains, avant que cette société ne comprenne qu’il faut changer « cette culture de l’arme » ?

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