Les « Enfants des rues » : Un phénomène méconnu

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Les « Enfants des rues » est un phénomène de plus en plus important dans notre société. Il s’est notamment développé de par la pauvreté et la famine qui touchent de nombreux pays. Ce phénomène existe aussi dans les pays riches mais cela reste marginal. L’UNICEF recense plusieurs dizaines de millions d’ « Enfants des rues » dans le monde.

Certains fuient leur cellule familiale pour de nombreuses causes tels que l’alcoolisme des parents, la prostitution de la mère ou encore la famine. Pour d’autres ce n’est pas un choix, et la famille n’existe pas, l’enfant a été rejeté notamment s’il est handicapé ou si la famille ne dispose plus de quoi nourrir l’enfant, ou s’il est orphelin. Leur survie passe par plusieurs solutions : la mendicité, la prostitution, le vol et le travail forcé ou de rue.  Les métiers des « Enfants des rues » sont souvent le bricolage, la vente, cireur de chaussures.

Au Népal, les enfants recherchent du plastique car un kilogramme équivaut à 10-15 roupies (c’est-à-dire entre 14 et 18 centimes d’euros). À Phnom Penh, les enfants passent leurs journées dans des grandes décharges publiques à la recherche de plastique, de carton ou autres objets récupérables. Ils mettent leur vie en danger à chaque seconde, en effet les camions les happent en passant tellement il y a d’enfants. Leur vie est ponctuée de dangerosité comme les risques d’exploitation, comme le travail forcé et la prostitution voire les viols, les conditions météorologiques, les maladies liées à l’eau, la nourriture, la pollution, les dangers de la circulation et la traque de la police. Ces enfants ont totalement perdu leur enfance à proprement parler, ils ne peuvent compter que sur eux-même pour se nourrir et survivre dans son monde qui leur est hostile.

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L’esclavage des temps modernes: « Les usines à bébé »

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Le trafic d’êtres humains représente l’esclavage moderne. Les trafiquants utilisent les mêmes facteurs qu’autrefois lors de l’esclavage, c’est-à-dire la séquestration, la violence, la menace, la contrainte, l’absence de liberté … Ce trafic est présent sous différentes formes par exemple le trafic d’organes. Les victimes sont majoritairement les enfants et les femmes soumises à des sévices sexuels.

Vendredi 10 Mai 2013, un réseau d »usine à enfant a été démantelé au Nigeria. Selon un rapport de l’Union européenne, le trafic d’êtres humains y est le plus répandu. C’est dans la ville d’Umuoka que la  façade d’orphelinat ou de refuge pour femmes enceintes, la « maison Ahamefula de bébé sans mère », s’est écroulée pour laisser place à l’horreur d’un trafic d’enfants.

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La police y a retrouvé 17 jeunes filles enceintes, âgées de 14 à 17 ans, et 11 enfants en bas âge destinés à la vente. Ces femmes enceintes d’un seul homme de 23 ans déclarent n’avoir été nourries qu’une fois par jour et ne pouvoir quitter la maison. Elles auraient récupéré entre 25 000 et 30 000 nairas selon le sexe de leur bébé,  (c’est-à-dire moins de 150 euros) .  La femme ayant organisé ce trafic est toujours en fuite et le jeune homme est en prison.

Ce phénomène « d’usine à bébé » existait déjà auparavant puisqu’en mai 2011 et en octobre 2011, 49 jeunes filles ont été libérées par la police. Cette pratique de trafic d’enfants est très courante au Nigeria et dans une dizaine de pays d’Afrique. C’est en 2008, que les raids de police ont pu découvrir ces « usines à bébé » ou ces « élevages d’enfants ». Nombreuses de ces affaires doivent être traitées dans les tribunaux nigériens. Ce trafic fournissait des pédophiles ou des exploitations de mines et agricoles.

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