La Syrie, un conflit qui divise le monde

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Les conflits présents au sein de la Syrie

La complexité de ce conflit ne peut pas être pris à la légère. Cet espace géographique, comme l’explique Ouest-France, est en proie à trois sortes de conflits : la guerre civile syrienne contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, le problème entre les sunnites et les chiites et l’influence russo-américaine très présente sur le territoire.

Une question qui fâche

Les États-Unis et la France, lors du G20, ont pris position de vouloir intervenir contre le régime de Bachar Al-Assad, au détriment de preuve. Ces deux puissances doivent se heurter au reste du monde notamment au veto de la Russie et de la Chine qui depuis deux ans bloquent toute condamnation du régime syrien.

Chaque pays prend position en mettant en avant ses intérêts personnels et économiques puisque par exemple le problème syrien affecte l’économie pétrolière. La Russie, deuxième producteur de pétrole au monde, en bloquant l’offensive des américains et des français, augmente ses prix et ses échanges pétroliers car le conflit empêche les pays arabes de vendre leur pétrole. (Métro)

Aucune avancée n’a donc été présentée lors du G20 face aux divergences russo-américaines qui ont réouvert les plaies d’une « guerre  froide » pas si lointaine. Le monde entier est touché par ce conflit qui prend de plus en plus d’ampleur au fil du temps. Cependant peu de pays souhaitent une intervention ; tels que le Brésil, l’Argentine, l’Inde, L’Afrique du sud, le Mexique… Cela semblerait aggraver une situation déjà assez complexe aux yeux du monde, et il pourrait y avoir une « violation du droit international et de la charte de l’ONU » sans la présence de preuves tangibles. Seule une intervention par le biais de l’ONU semble possible.

Bachar Al-Assad confiant et menaçant

Bashar Assad

Bachar Al-Assad confiant, notamment grâce à l’appui de la Chine et la Russie, avait déclaré « si les américains et les français ou les britanniques disposaient d’une seule preuve ils l’auraient montré dès le premier jour » (Libération) après avoir été accusé d’utiliser des armes chimiques.  « Quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les Etats-Unis et la France d’avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples » a-t-il ensuite ajouté. Le représentant syrien a finalement décidé de placer toutes armes chimiques sous contrôle international après un arrangement avec la Russie et non pas face à « la menace américaine » (télévision russe).

Dans cette tourmente médiatique, Bachar Al-Assad a menacé et mis en garde notamment la France, si celle-ci devait intervenir sur le territoire syrien. Il pourrait en effet y avoir des « propagation du terrorisme en France ». Dans une interview pour le Figaro, le président syrien a clairement déclaré son opposition à la volonté française d’intervenir :« le peuple français n’est pas notre ennemi mais dans la mesure où la politique de l’Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi ».

Une aide paradoxale ?

L’un des rapports de L’ONU (15 mai-15 juillet) mettait en lumière le problème des massacres récurrents présents dans le camp des rebelles comme dans celui des forces syriennes. Il semble impossible de pouvoir aider ni l’un ni l’autre selon les critères mis en avant. En effet, les exécutions sommaires, les prises d’otages et les bombardements de zones civiles des rebelles rappellent les massacres de civils, les bombardements d’hôpitaux et les crimes de guerre des forces syriennes. Peut-on vraiment choisir lequel des camps mérite le plus d’aide de l’extérieur en continuant ses méthodes sanguinaires ? Faut-il vraiment porter un jugement sur les actions des forces syriennes et oublier celles des rebelles ?

syrie-armes-chimiques

Il faudra cependant attendre le lundi 16 septembre 2013, le rapport de l’ONU sur les armes chimiques et qui est l’auteur de cette attaque barbare pour connaître l’issu des pourparlers, de l’intervention franco-américaine et ainsi du conflit. Faudra-il intervenir en Syrie si le rapport de l’ONU ne met pas en avant une attaque chimique par le gouvernement syrien lui-même ?

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Journalisme

Les articles sont difficiles à écrire, il faut pouvoir trouver des sujets qui puissent intéresser les lecteurs. C’est pourquoi, je pense que le métier de journaliste est un métier extrêmement dur dans lequel de nombreux jeunes s’y voient de façon trop utopistes. Certes, ce métier attire mais il ne faut pas oublier les dures réalités du marché et de la demande trop juste.

Pour vous, j’ai interviewé un chef de rédaction dans un grand quotidien pour vous montrer une partie du métier de journaliste tant convoité.

● Pourriez-vous me présenter l’établissement dans lequel vous travailler ?

 Je travaille à Ouest-France, premier quotidien de France avec 800 000 exemplaires et 2,5 millions de lecteurs. Je suis responsable des éditions locales de Rennes.

 Pourriez-vous m’expliquer en quoi consiste votre métier ?

Mon travail consiste à animer quotidiennement une équipe de 10 à 15 journalistes qui vont concevoir le journal du lendemain (rédaction d’articles) et diffuser des informations sur le site internet du journal. Nous faisons ensemble des choix à la conférence de rédaction du matin, sur notamment l’importance à donner à une information plutôt qu’à une autre. En effet, l’actualité évolue très vite ce qui m’amène à arbitrer quand il le faut une équipe de journaliste pour couvrir les évènements.

 ● Quelles sont les tâches principales dont vous avez la charge ?

 Je m’occupe principalement de l’organisation du journal et des équipes de journalistes.

● Pourriez-vous m’expliquer comment se déroule une journée type ?

 Elle commence à 9h30 par la conférence de rédaction et la critique du journal du jour. On évoque ensuite le journal du lendemain. Elle se termine vers 20h30-21h quand tout se déroule bien et qu’aucune actualité ne tombe.

● Avec qui travaillez vous au quotidien ?

Je travaille avec les maires, des chefs d’entreprises, des gendarmes, des policiers, des responsables culturels, des patrons de salles de concerts, des restaurateurs, des bénévoles, des associations caritatives, des étudiants, des enseignants, des chercheurs, des joueurs de foot, des chargés de communication et de pub …etc.C’est-à-dire tous ceux qui font la vie d’une ville de 200 000 habitants.

 ● Comment se répartit votre temps de travail ?

 Je travaille toute la semaine et très peu de week-end. Mes collègues ont plus de congés en semaine car ils travaillent le week-end.

● Quelles sont les qualités et compétences nécessaires de votre métier ?

 Les qualités, selon moi, sont de posséder une grande curiosité, un esprit synthétique (c’est-à-dire retenir l’essentiel) et évidemment posséder un talent dans l’écriture.

 ● Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai obtenu un baccalauréat économique et social (ES), puis j’ai continué mes études à l’IUT de journaliste à Lannion, et enfin j’ai terminé par une licence d’Info-Communication à Rennes 2. Puis je suis devenu pigiste à Ouest-France de 1996 à 2000 à Pontivy, Vannes, Saint-Brieuc, Quimper, Auray, et Lorient. Et enfin j’ai été embauché à Ouest-France en 2000 puis nommé chef d’agence à Loudéac, puis Dinan, Lorient et Rennes en septembre 2011.

● Quelle formation vous semble la plus adaptée aujourd’hui ?

 Les formations les plus adaptées selon moi sont les écoles de journaliste, IUT journalisme, et Sciences politique.

 ● Qu’est ce qui vous motive dans ce métier ?

Ce qui me motive le plus dans mon métier c’est l’actualité.

● Quelles sont les contraintes de votre métier?

Les contraintes de mon métier sont : les horaires, car l’actualité ne se prévoit pas, on ne sait jamais quand elle tombe et elle peut apparaître à 22h ou 2h du matin. Mais c’est aussi pour ça que j’ai choisi ce métier, les journalistes savent ce qui les attendent lorsqu’ils s’engagent dans ce type de métier, cela fait parti du contrat.

● Est-il envisageable de trouver du travail dans notre région ?

 La presse papier souffre et n’embauche pas pour l’instant. Les médias net embauchent un peu… Ce sont les tristes réalités du métier.

  ● Comment imaginez-vous votre métier dans 10 ans ? 

Ce métier est en évolution permanente. Il y a 10 ans Internet n’avait pas la même importance et aujourd’hui c’est essentiel…Mais l’évolution est enrichissante. En effet, elle permet de se remettre en cause et un journaliste doit toujours se remettre en cause, c’est l’une des principales qualités à posséder. Il faut toujours rechercher, changer, et découvrir de nouvelles choses. 

● Quels conseils me donneriez-vous pour accéder à ce métier ?

Intéressez vous au monde qui vous entoure et soyez curieuse. Il faut beaucoup de persévérance mais avec de la volonté et de la ténacité on y arrive.